Probablement parce que je ne comprenais pas très bien à quoi cela servait, j’avais rechigné jusqu’à présent à « être » sur Facebook… Mais je me suis rendu compte cette semaine que cette réticence était difficilement tenable : j’ai rencontré au début de la semaine Rachid Hamadache, l’animateur de l’association « Regarde ce que tu vois« , qui m’invite à animer un débat avec les spectateurs à l’issue de la projection de The Social Network. C’est au cinéma Fellini, à Villefontaine (Isère), le samedi 7 mai prochain à 17h, venez nombreux-ses !
Et bref, dans le fil de la discussion, Rachid a découvert que l’auteur du livre sur la Sociologie des réseaux sociaux… n’était pas sur Facebook ! Comme il ne manque pas de culture sociologique, il ne pouvait que s’étonner que je me refuse à connaître « de l’intérieur » les phénomènes sur lesquels j’écrivais… Etonnement légitime, qui m’a donc, sinon convaincu, du moins contraint d’ouvrir jeudi dernier un compte sur Facebook. Si vous voulez tout savoir, c’est ici : http://www.facebook.com/pierre.merckle
Cela dit, je ne suis pas totalement sûr que cela me rende immédiatement plus crédible quand je parle de réseaux sociaux, et je ne suis pas sûr non plus d’avoir totalement compris à quoi servait Facebook, sinon à compter ses amis (j’en ai environ 60 pour l’instant), renouer avec un ami d’enfance, découvrir qu’apparemment mon collègue Vincent Dubois a fréquenté le même lycée au même moment que moi, et ne plus oublier les dates des anniversaires de mes proches. Mais après tout, en trois jours, ce n’est déjà pas si mal !
Ce que je comprends moins, et qui m’apparaît pour l’instant très confus, c’est la différence entre ce que je vois sur ma page quand je suis connecté, et ce que les autres, mes « amis », peuvent en voir… Mais heureusement, ma fille de 10 ans va m’expliquer tout ça ce soir !











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(Figure-toi que l’image tirée au sort pour être affichée en haut de ce billet quand je l’ai chargé porte l’inscription « DANGER NOYADE » !!)
Bienvenue Pierre et tu retrouveras aussi les collègues, du moins ceux que tu aimes bien… En fait, ne te voyant pas sur facebook, j’avais cru que c’était une position idéologique tranchée, comme j’en rencontre de temps en temps chez les collègues et amis anti-facebook (flicage de données perso, pas de confidentialité garantie, liens commerciaux et tiroir caisse, etc.).
Pour ma part, ça a décollé avec les révolutions arabes, lorsque j’ai retrouvé moult ami-e-s ou connaissances, ou copains de promo, « disséminés » à travers le monde et perdu-e-s de vue depuis notre départ d’Alger dans les années 90 ! Oui, beaucoup d’émotion à retrouver les personnes, à échanger autour du même espoir à peine rêvé de se débarasser un jour prochain de nos dictateurs…
Bon, certes, depuis quelques semaines, le tyran sanguinaire de Lybie a un peu plombé cet élan…mais qu’importe !!
Bienvenue sur Facebook ! Et à quand sur Twitter ?
Ouh la doucement, une chose à la fois !