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Publications

par Pierre Mercklé le 7 janvier 2011 · aucun commentaire

N.B. : mes deux ouvrages, L’enfance des loisirs (La Documentation française, 2011) et Sociologie des réseaux sociaux (La Découverte, 2011) sont présentés sur la page consacrée aux livres.

Articles

« La « découverte » des réseaux sociaux.  À propos de John A. Barnes et d’une expérience de traduction collaborative ouverte en sciences sociales », Réseaux, 6/ 2013 (n° 182) , p. 187-208.

Disponible en ligne : http://www.cairn.info/revue-reseaux-2013-6-page-187.htm

La traduction de l’article de Barnes : http://www.cairn.info/revue-reseaux-2013-6-page-209.htm

Résumé : Six décennies après sa parution initiale, une expérience inédite de traduction collaborative ouverte permet enfin de découvrir en français le fameux article dans lequel l’anthropologue britannique John A. Barnes avait été un des premiers, sinon le premier, à mobiliser la notion de « réseau social ». Dans un premier temps de cette présentation, nous voudrions donner quelques indices du rôle que l’article de Barnes a joué dans le développement de l’analyse des réseaux sociaux, et dans un second temps il s’agit de proposer une restitution synthétique des enjeux et des conditions de cette expérience inédite de traduction collaborative, en réseau justement, qui a permis de rendre désormais ce texte beaucoup plus facilement accessible à la communauté francophone des sciences sociales.

« La stratification sociale des pratiques numériques des adolescents », RESET. Recherches en sciences sociales sur Internet, n° 1, 2012, pp. 25-52 (avec Sylvie Octobre)

Disponible en ligne : http://www.journal-reset.org/index.php/RESET/article/view/3/3

Résumé : La révolution numérique ne semble pas avoir changé les liens étroits entre position sociale d’une part, et dotation en équipements, détentions de compétences, intensités d’investissement dans les loisirs culturels, types d’usages et de préférences d’autre part. Malgré l’apparente généralisation des technologies numériques, d’importantes inégalités subsistent en matière aussi bien d’équipement des foyers en ordinateurs, que d’accès et d’usages de l’Internet. Qu’en sera-t-il des générations nées avec le numérique, qui ont été enfants et adolescents dans les années 2000 ? Nous nous proposons d’apporter des éléments de réponses à partir des résultats de l’enquête longitudinale sur les pratiques culturelles et de loisirs des enfants et des adolescents réalisée à l’initiative du Ministère de la Culture : 4000 enfants entrés en CP en 1997 et ayant grandi dans la décennie 2000, entre la généralisation du téléphone portable et celle des réseaux sociaux en ligne, ont été interrogés tous les deux ans par questionnaire sur leurs loisirs, leurs pratiques culturelles et leurs goûts entre 2002 et 2008. En nous concentrant sur les relations entre les pratiques numériques (en termes de fréquences et types d’usages) de cette génération d’adolescents et leurs transformations d’une part, et les équipements et les pratiques des parents d’autre part, nous entendons discuter l’idée d’un rapport unifié des adolescents à la culture numérique, et en proposer un tableau qui tienne mieux compte à la fois de la complexité et de la diversité des usages, et des clivages sociaux qui continuent de les traverser, ainsi que de la recomposition de ces clivages avec l’avancée en âge chez les filles et chez les garçons.

« Who’s Responsible for the Disappearance of Social Classes? », Bulletin of Sociological Methodology/Bulletin de Méthodologie Sociologique, Volume 116, Issue 1, October 2012, p. 67-75

Disponible en ligne (preprint) :

http://pierremerckle.fr/wp-content/uploads/2011/01/Merckle-2012-Social-Classes-Preprint.pdf

Cet article est une traduction en anglais d’un billet paru inialement en français ici :

http://pierremerckle.fr/2011/10/qui-a-fait-disparaitre-les-classes-sociales/

« Comment enseigner les réseaus sociaux ? Par l’enquête ! », Idées économiques et sociales, n° 169, septembre 2012, pp. 30-36

Cet article est une version imprimée d’une billet initialement publié ici :

http://pierremerckle.fr/2011/10/comment-enseigner-les-reseaux-sociaux-au-lycee-par-lenquete/

« Mesurer les inégalités ? Pas si simple », Les chantiers de l’IDIES, n° 24, septembre 2012, 5 pages

Disponible en ligne : http://www.idies.org/public/Publications/idies_note24_BAT.pdf

Cet article est une version plus courte d’un billet initialement publié ici :

http://pierremerckle.fr/2012/06/les-inegalites-scolaires-ont-elles-diminue/

Résumé : Les différentes mesures des inégalités sociales produisent des résultats parfois contradictoires. Démonstration avec le cas des inégalités d’obtention du baccalauréat.

« Une enquête inédite », Sciences Humaines, n° 2226S, mai 2011, p. 29-33 (avec Nathalie Berthomier, Christine Détrez, et Sylvie Octobre).

Disponible en ligne : http://www.scienceshumaines.com/une-enquete-inedite_fr_27072.html

« La transmission culturelle : quelques éléments de réflexion à partir d’une enquête longitudinale sur les pratiques culturelles des adolescents », Recherches familiales, n° 8, janvier 2011 (avec Nathalie Berthomier, Christine Détrez, et Sylvie Octobre)

Disponible en ligne : http://www.cairn.info/revue-recherches-familiales-2011-1-page-71.htm

Résumé : Outil conceptuel de « situation » des individus dans l’espace social, la notion de capital culturel comporte à la fois une dimension matérielle (faite de biens culturels possédés en propres ou mis à disposition dans l’environnement familial), mais également une dimension immatérielle, incorporée cette fois dans les individus, sous la forme de dispositions, d’un « habitus ». C’est pour rendre compte de la transmission et de l’accumulation de ces ressources que la métaphore de l’héritage et de la transmission est généralement mobilisée en sociologie de la culture. Si ses vertus heuristiques sont incontestables, elle doit cependant être utilisée avec précaution, en raison de la complexité des processus de formation et de transformations des dispositions en matière de comportements culturels : c’est ce que nous nous proposons de montrer, à partir d’un certain nombre de réflexions suscitées par l’analyse des premiers résultats d’une grande enquête longitudinale sur les transformations des comportements culturels des enfants et des adolescents, réalisée entre 2002 et 2008 par le Ministère de la Culture et de la Communication.

« Morts en séries : représentations et usages des cadavres dans la fiction télévisée contemporaine », Raison Publique, n° 11, décembre 2009, pp. 229-246 (avec Thomas Dollé)

Disponible en ligne : http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_textes_2009_raison_publique.pdf

« De la “Police des Découvertes” de Fourier au “Ministère de l’Expérience” de Considerant : l’utopie sociétaire aux sources de l’ingénierie sociale et de l’expertise ? », Australian Journal of French Studies, vol. XLIII, nr. 3, 2006

Disponible en ligne : http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_textes_2006_ajfs.pdf

Résumé : Après les échecs des expérimentations phalanstériennes des années 1830, l’Ecole sociétaire de Charles Fourier avait été le théâtre de l’affrontement entre ceux — les « réalisateurs » — qui entendaient poursuivre l’expérimentation, et ceux qui s’étaient ralliés derrière Victor Considerant à une orthodoxie qui visait d’abord la poursuite de l’oeuvre de propagande théorique, et ne concevaient la « réalisation » que comme l’aboutissement d’un expérimentalisme d’Etat, encadré par la puissance publique. L’analyse, dans cet article, vise à montrer les voies, en grande partie méconnues, empruntées au milieu du XIXe siècle par cette tentation de l’expérimentalisme d’Etat, depuis la mise en œuvre au sein de l’Ecole sociétaire, à partir du début des années 1840, d’une « stratégie de l’expertise » inspirée de la proposition de Fourier d’une « Police des découvertes » destinée à remédier à ce qu’il appelait « l’anarchie scientifique », jusqu’à son aboutissement : la proposition, formulée par Victor Considerant à l’Assemblée constituante en 1849, de création d’un « Ministère de l’expérience ». L’article montre finalement comment le rejet de cette proposition, puis le délitement de la Seconde République, conduisit à un renversement de la doctrine tel que Victor Considerant devait finalement considérer que « « Les progrès des sciences n’ont jamais été décrétés par la loi », et tel qu’il engagea alors l’Ecole sociétaire dans la voie de « l’expérimentation activiste » et l’aventure phalanstérienne de Reunion (Texas) dans la seconde moitié des années 1850. L’étude de ces deux décennies du mouvement fouriériste permet de souligner à quel point l’élaboration de la « science sociale », aux temps de l’Ecole sociétaire, était indissociable d’une volonté de transformation de la société, et réciproquement à quel point la volonté de transformation sociale était pensée dans les termes d’une démarche scientifique expérimentale.

« La “science sociale” de Charles Fourier », Revue d’histoire des sciences humaines, « Naissances de la science sociale : 1750-1850 », n° 15, novembre 2006, pp. 69-88

Disponible en ligne : http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_textes_2006_rhsh.pdf

Résumé : A l’instar de la « physiologie sociale » de Saint-Simon ou de la « sociologie » plus tardive d’Auguste Comte, la « science sociale » de Charles Fourier (1772-1837) ambitionnait d’introduire dans les études sociales la rigueur méthodologique des sciences dites « exactes ». Or, cette ambition a été occultée par les « réceptions » du fouriérisme, et en particulier par la distinction établie par Marx et Engels entre « socialisme utopique » et « socialisme scientifique ». Pourtant, « l’intention » scientifique est explicite chez Fourier, et s’appuie sur l’emprunt aux mathématiques et aux sciences de la nature de leurs éléments constitutifs principaux, soit formels (idéologie de la découverte, mathématisation des énoncés, volonté systématique de classification des phénomènes sociaux, foisonnement analogique…), soit plus « substantiels ». Cette « intention » scientifique s’appuie en effet fondamentalement sur une « exigence expérimentale » : Fourier et ses disciples se sont d’abord efforcés d’infléchir la doctrine originelle de telle façon que ses énoncés puissent être soumis à l’expérience. Ensuite, ils tentèrent des « expérimentations sociales », organisées soit par l’Ecole sociétaire, soit par des groupes fouriéristes dissidents : les « phalanstères » fouriéristes apparaissent alors comme autant de « laboratoires » pour l’observation des ambitions d’une doctrine qui prétendait y articuler « science sociale » et volonté de transformation sociale.

« Une sociologie des irrégularités sociales est-elle possible ? », Idees, la revue des sciences économiques et sociales, n° 142, décembre 2005, pp. 22-29

« Que reste-t-il des Héritiers ? », Idees, la revue des sciences économiques et sociales, n° 142, décembre 2005, pp. 4-5.

« Utopie ou “ science sociale ” ? Réceptions de l’œuvre de Charles Fourier au XIXe siècle », Archives européennes de sociologie / European Journal of Sociology, 2004, n° 1

Disponible en ligne :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_textes_2004_utopie.pdf

Résumé : A travers un exemple particulier de réception d’une doctrine et de son assimilation à une tradition intellectuelle, il s’agit de dessiner les contours et les principes d’une relecture, selon une approche « réceptionniste », de certains des enjeux fondamentaux de la construction de l’histoire des idées. L’étude porte ici sur la façon dont les œuvres de Charles Fourier (1776-1837) ont été reçues après sa mort et jusqu’à la fin du XIXe siècle : largement ignoré par l’histoire de la sociologie, Fourier occupe en revanche une place relativement importante dans les ouvrages d’histoire du socialisme ou de l’utopie. On s’attachera à montrer que cette assignation de Fourier à ces deux traditions intellectuelles est essentiellement le résultat de deux processus de reconstruction de l’histoire des doctrines sociales, celui mis en œuvre d’abord par Marx et Engels avec la fameuse distinction entre socialisme utopique et socialisme scientifique, celui mis en œuvre ensuite par Emile Durkheim avec la distinction entre sociologie et socialisme. Or, l’assimilation de Charles Fourier à la tradition utopique, qui résulte de ces réceptions intéressées, soulève un certain nombre de questions : d’une part, elle occulte le fait que Fourier ne s’est jamais présenté comme un « utopiste », mais qu’il utilisait au contraire cette qualification de façon exclusivement péjorative, pour dénoncer « l’impéritie » de ses adversaires et de ses rivaux, en particulier Saint-Simon et Robert Owen ; d’autre part, elle masque la prétention explicite de Fourier à fonder une « science sociale » expérimentale, dont le Phalanstère est conçu comme le « laboratoire ». L’objectif de cette étude n’est pas de réhabiliter une « sociologie perdue » mais, en montrant ce qu’ils contribuent à masquer, d’aider à une meilleure appréhension de l’économie générale des actes de construction de l’histoire des idées, notamment dans le champ sociologique.

« Le foisonnement analogique dans la “ science sociale ” de Charles Fourier », Cahiers Charles Fourier, n° 12, décembre 2001, pp. 57-71.

Disponible en ligne :
http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=50

Résumé : Dans son œuvre, Charles Fourier a eu recours de façon récurrente à l’analogie. La plus présente et la plus connue est celle par laquelle il se présentait comme le « continuateur » de Newton, en transposant la loi de l’attraction universelle du « mouvement matériel » au « mouvement social ». Mais ce n’est pas la seule : le propos de cet article est de montrer qu’en réalité Fourier a en fait accumulé les emprunts rhétoriques, aux mathématiques et aux sciences physiques bien sûr, à la botanique et même à la musicologie, et enfin à la biologie, puisque la métaphore de l’organisme aussi est clairement présente chez lui. Pour comprendre la prétention de Fourier à faire du « mouvement social » une étude véritablement scientifique, il faut s’interroger sur le statut de ces emprunts, sur les modalités de leur mise en œuvre à l’intérieur de la doctrine, et sur leurs enjeux épistémologiques : on peut ainsi montrer qu’aux yeux de Fourier, la « science de l’analogie » était un des éléments constitutifs fondamentaux de la « science sociale » nouvelle qu’il entendait élaborer. L’analyse permet de souligner que si la dimension analogique a finalement masqué l’ambition scientifique, c’est parce que la conception normale de la science qui s’est imposée ultérieurement a consisté à penser ces deux dimensions comme contradictoires. La reporter sur l’œuvre de Fourier relève de l’anachronisme : la croyance dans les vertus méthodologiques du recours à l’analogie est très largement répandue au XIXe siècle, aussi bien d’ailleurs chez les plus grandes figures des sciences de la nature, que dans la « science sociale » naissante, jusque chez Durkheim. Opposer science et analogie, c’est juger de la définition de la science que se donne le siècle précédent, à l’aune de celle que nous nous sommes donnés en ce siècle. Aux yeux de Fourier en tout cas, l’analogie n’est pas le contraire de la science, elle est son fondement.

« Le testament perdu de Fourier », Cahiers Charles Fourier, n° 6, décembre 1995, pp. 31-45.

Disponible en ligne :
http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=24

Le but de cet article est de déterminer quel fut l’itinéraire des papiers et des manuscrits de Charles Fourier après sa mort et dans quelles conditions les différents fonds issus des archives sociétaires rassemblés par V. Considerant se constituèrent au fil des années.

Contributions à des ouvrages collectifs

« Pourquoi (re)lire les classiques ? », in MARCEL Jean-Christophe, MARTIN Olivier (dir.), Jean-Michel Berthelot. Itinéraires d’un philosophe en sociologie (1945-2006), Presses universitaires de France, 2011

« Analyse longitudinale », « Corpus », « Corrélation », « Croyances », « Réseau », « Tableau croisé », in PAUGAM Serge (dir.), Les 100 mots de la sociologie, Presses universitaires de France, coll. « Que Sais-je ? », 2010

Présentation : http://sociologie.revues.org/160

« Corrélation » : http://sociologie.revues.org/526

« “C’est votre défilé… ” : le Défilé de la Biennale de la Danse de Lyon, entre discours et réalité », in HOSSARD Nicolas, JARVIN Magdalena (dir.), C’est ma ville ! De l’appropriation et du détournement de l’espace public, Paris, L’Harmattan, coll. « Dossiers Sciences Humaines et Sociales », 2005 (avec Christine Détrez, Marion Veyret et Delphine Vuattoux).

Disponible en ligne :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_textes_2005_defile.pdf

Directions de dossiers de revues

« Capital culturel et capital social », IDEES¸ n° 142, décembre 2005 (articles de Christine Détrez, Colin Giraud et Pierre Mercklé).

Présentation :
http://www2.cndp.fr/RevueDEES/som142.htm

Traductions

John A. Barnes, « Classes sociales et réseaux dans une île de Norvège », Réseaux, 6/ 2013 (n° 182) , p. 209-237, trad. fr. collective de « Class and Committees in a Norwegian Island Parish », Human Relations, 7, 1954, p. 39-58.

Disponible en ligne : http://www.cairn.info/revue-reseaux-2013-6-page-209.htm

Résumé : L’article de l’anthropologue britannique John A. Barnes intitulé « Class and Committees in a Norwegian Island Parish » (1954) est généralement considéré comme un des premiers textes, sinon le premier, où la notion de « réseau social » est mobilisée. Barnes, parti à la recherche des formes de la stratification sociale dans une petite île de la côte norvégienne, y « découvre » un enchevêtrement complexe de relations sociales de travail, de parenté et d’amitié, dont il entreprend une ethnographie qui donne quelques-uns de ses fondements les plus importants à l’analyse moderne des réseaux sociaux. Six décennies après sa parution initiale, une expérience inédite de traduction collaborative ouverte permet enfin de le découvrir en français.

Pour une analyse de l’expérience de traduction collaborative ouverte de cet article, inédite en sciences sociales, voir P. Mercklé, « La « découverte » des réseaux sociaux.  À propos de John A. Barnes et d’une expérience de traduction collaborative ouverte en sciences sociales », Réseaux, 6/ 2013 (n° 182) , p. 187-208, http://www.cairn.info/revue-reseaux-2013-6-page-187.htm.

Communications (sélection)

« Une société de réseaux ? », Cycle Confér’ens, Ens de Lyon, mercredi 19 novembre 2011

« Comment enseigner les réseaux sociaux ? », Journées de rentrée de l’inspection académique de sciences économiques et sociales, Lyon, lundi 17 novembre 2011

Voir la vidéo en ligne :
http://ses.ens-lyon.fr/1319550574125/0/fiche___article/&RH=05

« Les cultures adolescentes entre innovation et reproduction. Dynamiques de la stratification sociale des pratiques numériques entre 11 ans et 17 ans », Congrès de l’AFS, RT15 « Jeunesse, âges de la vie, générations », Grenoble, 7 juillet 2011

« La sociologie des réseaux sociaux », Séminaire « Digital Humanities », Paris, Ecole des hautes études en sciences sociales, 18 mai 2011

« Où en est la génération numérique ? », Conférences « Vive la culture numérique ! », Lyon, Bibliothèque municipale de la Part-Dieu, 19 avril 2011

Voir la vidéo en ligne :
http://www.bm-lyon.fr/spip.php?page=video&id_video=532

Ecouter l’enregistrement au format mp3 :
http://video.bm-lyon.fr/mp3/19_04_11_vlcn.mp3

« L’adolescence, combien de cultures ? Premiers résultats de l’enquête longitudinale sur les pratiques culturelles des enfants et des adolescents », Colloque international « Enfance et culture », Paris, 15-17 décembre 2010

Disponible en ligne :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_communications_2010_enfance_et_culture.pdf

Résumé : Trente ans après la publication par Pierre Bourdieu de La Distinction (1979), la sociologie de la culture, au moins en France, reste profondément marquée par la théorie de la légitimité, qui met en correspondance l’espace des positions sociales et l’espace des pratiques culturelles. Si les enquêtes sur les pratiques culturelles des Français « adultes » ont toujours confirmé la persistance de profondes inégalités en la matière, elles montrent aussi de profondes mutations, dont l’opposition stricte entre culture légitime et culture populaire peine de plus en plus à rendre compte adéquatement. De ce constat naît une incitation à examiner ce qu’il en est précisément… chez les adolescents : cette période de la vie est en effet cruciale, à la fois pour la construction de l’espace des positions sociales d’une génération, et pour la structuration de ses identités culturelles, entre héritages, appropriations, et innovations. Ce sont ces enjeux que nous nous proposons d’éclairer empiriquement à partir des résultats de l’enquête longitudinale sur les pratiques culturelles et de loisirs des enfants et des adolescents réalisée à l’initiative du Ministère de la Culture, au cours de laquelle 4000 enfants ont été interrogés tous les deux ans par questionnaire sur leurs loisirs, leurs pratiques culturelles et leurs goûts, et cela quatre fois successivement entre 2002 et 2008, donc à 11, 13, 15 et 17 ans.

« Le modèle de la distinction est-il (déjà) pertinent ? Premiers résultats de l’enquête longitudinale sur les pratiques culturelles des enfants et des adolescents », Colloque international « 30 ans après La Distinction », Paris, 4 novembre 2010

Disponible en ligne :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_communications_2010_distinction.pdf

Décennie après décennie, les grandes enquêtes sur les pratiques culturelles des Français réalisées à intervalles réguliers par le Ministère de la Culture ont largement contribué à valider empiriquement le « modèle de la distinction » élaboré par Pierre Bourdieu, lequel repose sur le constat d’une homologie de structure entre l’espace des styles de vie et l’espace des positions sociales. Au total, si les analyses empiriques n’ont montré aucun affaiblissement spectaculaire de la hiérarchisation sociale des comportements culturels, elles ont cependant mis en évidence un certain nombre de transformations des principes et des formes de cette hiérarchisation, articulées autour la montée de l’éclectisme des pratiques et des goûts dans les classes favorisées.

Cela étant dit, les matériaux empiriques sur lesquels reposent depuis trois décennies les discussions du « modèle de la distinction » élaborée par Pierre Bourdieu, laissent subsister une double zone d’ombre : d’une part, ces analyses ont toujours porté, jusqu’à présent, sur des individus adultes (ou, dans le cas des enquêtes françaises sur les pratiques culturelles, âgés de 15 ans et plus), autrement dit, à des âges de la vie où les processus de transmission des dispositions culturelles, qu’ils se jouent dans le milieu familial ou dans le milieu scolaire, ont déjà largement produit leurs effets ; et d’autre part, il s’est toujours agi d’analyses transversales, offrant, au mieux, une successions d’« arrêts sur images » des principes de hiérarchisation des comportements culturels. Au total, on ne disposait donc jusqu’à présent d’aucun matériau empirique permettant d’analyser quantitativement les principes de hiérarchisation sociale des comportements culturels des enfants et des adolescents, ni a fortiori d’en saisir les logiques de formation et de transformation avec l’avancée en âge et l’entrée progressive dans un « univers culturel » adulte.

Si dans cet univers culturel des adultes, le modèle de la distinction est encore pertinent, la question est donc de déterminer s’il l’est « déjà » chez les enfants et les adolescents, comment il s’y forme, et selon quelles logiques : ce sont ces questions que nous proposons d’éclairer empiriquement, à partir des résultats de l’enquête longitudinale sur les pratiques culturelles et de loisirs des enfants et des adolescents réalisée à l’initiative du Ministère de la Culture : 4000 enfants, issus du Panel 1997 de l’Education nationale, donc tous scolarisés en CP en 1997, ont été interrogés tous les deux ans par questionnaire sur leurs loisirs, leurs pratiques culturelles et leurs goûts, et cela quatre fois successivement entre 2002 et 2008, donc à 11, 13, 15 et 17 ans.

Pour décrire les principes de différenciation des comportements culturels chez les adolescents, et leurs transformations avec l’avancée en âge, nous présenterons une série d’analyses des correspondances multiples permettant d’explorer, à la manière de la fameuse représentation graphique qui en est proposée aux pages 140 et 141 et de La Distinction, mais de façon dynamique, les relations entre « l’espace des styles de vie » des adolescents et l’espace de leurs positions sociales, leurs transformations respectives et les relations qu’entretiennent entre elles ces transformations. Tout en présentant les difficultés méthodologiques spécifiques posées par l’application de l’analyse factorielle à des données longitudinales, nous nous efforcerons de montrer dans quelle mesure cette méthode, que l’usage qu’en a justement fait Pierre Bourdieu dans La Distinction a largement contribué à faire connaître et populariser, permet de décrire les transformation d’un espace des styles de vie adolescents entre hiérarchies culturelles héritées et processus d’appropriation et de transmutation des systèmes de différenciation.

« La documentation électronique de la recherche, entre contraintes juridiques, éthiques et épistémologiques : une nouvelle revue de sociologie innove », colloque international « Droit d’enquêter / Droits des enquêtés, colloque international », Université de Limoges, 1er octobre 2009

Disponible en ligne :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_communications_2009_limoges_droit_enquete.pdf

Résumé : La revue Sociologie, dont le premier numéro paraîtra au début de l’année 2010, entend se doter d’ambitions nouvelles en matière d’articulation entre édition « papier » et édition électronique : la version électronique offrira les contenus de la version papier, mais elle se présentera aussi comme un « Companion Site » (site compagnon) de la revue qui offrira la possibilité d’associer systématiquement aux articles des espaces de « documentation électronique de la recherche » : les auteurs pourront y mettre à la disposition des lecteurs toutes sortes de matériaux permettant de compléter, prolonger, illustrer, étayer, l’article disponible dans la version papier et sur le site.

Poussée à sa limite, cette logique peut conduire à la mise à la disposition des lecteurs de l’intégralité des matériaux d’une recherche, ce qui oblige à reformuler le sens de la question : « Peut-on tout publier ? ». Avec l’effacement, sinon l’abolition, des contraintes économiques et techniques, apparaissent ou reviennent au premier plan les considérations juridiques, éthiques, et épistémologiques… a-t-on le droit de tout publier ? Est-ce légal ? Est-ce moral ? Est-ce utile à l’administration de la preuve ? Et ce n’est plus seulement l’éditeur qui répond à ces questions, c’est désormais aussi, voire principalement, à l’auteur de le faire…

Le dispositif envisagé n’étant pas encore opérationnel, la communication proposée ne vise évidemment pas une analyse de ses résultats et de ses conséquences. Plutôt que d’apporter des réponses, le propos en est en réalité fondamentalement de détailler systématiquement la formulation des questions que ce projet soulève, de les soumettre à la discussion, de telle sorte qu’il soit aussi, au cours même de son processus d’élaboration, le produit d’une réflexion collective de la communauté des chercheurs en sciences sociales auxquels il est destiné.

« Les sciences sociales françaises face aux réformes : une résistance exportable à l’international ? », colloque international « Les sciences sociales françaises à l’international et la coopération scientifique avec le Brésil », Campinas (Brésil), 1er septembre 2009

Disponible en ligne :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_communications_2009_campinas.pdf

« Le Phalanstère est un laboratoire. La science sociale expérimentale de Charles Fourier entre théorie et pratique », colloque « Vivre en anarchie XIXe-SSe siècles », Centre international d’études sur l’anarchisme du Limousin, Ligoure, 1er mai 2009

« Le réseau, forme sociale ou opérateur analytique ? », colloque international « Réseaux sociaux et action collective en Amérique Latine, IHEAL, Paris, Maison de l’Amérique latine, 7 novembre 2008

« La contribution de l’analyse des réseaux au renouvellement de la sociologie économique », Ecole thématique du CNRS « Réseaux sociaux : enjeux, méthodes, perspectives », Cargèse, 19 septembre 2008

Powerpoint :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_communications_2008_cargese_reseaux_socioeco.ppt

Bibliographie :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_communications_2008_cargese_reseaux_socioeco_biblio.pdf

« L’analyse des réseaux sociaux pour les nuls » , Ecole thématique du CNRS « Réseaux sociaux : enjeux, méthodes, perspectives », Cargèse, 15 septembre 2008

Powerpoint :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_communications_2008_cargese_reseaux_nuls.ppt

Bibliographie :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_communications_2008_cargese_reseaux_nuls_biblio.pdf

« Pourquoi (re)lire les classiques ? », Journées d’hommage Jean-Michel Berthelot (1945-2006) – Itinéraires d’un philosophe en sociologie, Paris, Université de la Sorbonne, jeudi 19 juin 2008

Disponible en ligne :
http://pierremerckle.fr/wp-content/uploads/2011/01/merckle_2007_jmb.pdf

« La sociologie, une science expérimentale ? L’œuvre de Charles Fourier entre utopie et science sociale », Luncheon Seminar de l’Institute of French Studies (New York University), New York, mardi 25 mars 2008

« La mort en spectacle : la représentation des cadavres dans les séries télévisées contemporaines », colloque international La mort et le corps dans les arts aujourd’hui, Aix-en-Provence, samedi 17 novembre 2007

« Culture, as Dreamt by Politics : the Lyon Dance Parade », Culture et politique, Colloque international, Lille, Université Charles-de-Gaulle Lille-3, jeudi 15 mars 2007

« La signification sociale des “écorchés morts” de Von Hagens : art ou science ? », Deuxième Congrès de l’Association française de sociologie, RT 17 : Gestion politique du corps et des populations, vendredi 8 septembre 2006

Ecouter en ligne au format mp3 (durée : 40 minutes) :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_2006_09_09_cadavres.mp3

« Does Fourier travel well in time ? », How Utopian Ideas “Travel”, Journée d’études, Santa Cruz (Californie), University of California at Santa Cruz (Etats-Unis), 10 juin 2006

« Fourier est-il d’actualité ? », Réceptions du fouriérisme, Journée d’études, Lyon, ENS Lettres & Sciences Humaines, 21 avril 2006

Ecouter en ligne au format mp3 (durée : 49 minutes) :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_2006_04_21_receptions.mp3

« Charles Fourier : l’expérimentation sociale, de la théorie à la pratique », Les origines fouriéristes de la Colonie sociétaire de Condé-sur-Vesgre, Colloque international, Condé-sur-Vesgre, 3 mars 2006

Ecouter en ligne au format mp3 (durée : 25 minutes) :
http://socio.ens-lyon.fr/merckle/merckle_2006_04_02_conde.mp3

« L’analyse des réseaux sociaux, un nouveau paradigme en sciences sociales ? », Journées d’études du CIERA, Le Moulin d’Andé, 15 septembre 2005.

« Comment se construisent les traditions intellectuelles ? L’exemple du sort réservé à Charles Fourier en sciences sociales », Séminaire « Histoire de l’économie politique » (TRIANGLE, UMR 5206 CNRS), Lyon, Institut des sciences de l’homme, 23 juin 2005

« La reproduction des inégalités scolaires à la lumière des trajectoires scolaires atypiques » (avec Marlène Benquet, Gaèle Henri, Cécile Lavergne, Anton Perdoncin, Quentin Ravelli et Linda Tabet), colloque bi-disciplinaire international « Inégalités d’accès aux savoirs, processus cognitifs et rapports sociaux. Les transformations de la recherche en sociologie et en psychologie sociale », SACO / AFS, Poitiers, 16 juin 2005

Disponible en ligne :
http://www.mshs.univ-poitiers.fr/saco/content/Colloque Poitiers Pierre Merckle.pdf

« Charles Fourier entre la socialisme, l’utopie et la science », Séminaire « Histoire des sciences de l’homme et de la société », Paris, Centre Koyré, 18 mars 2005

« Une approche “ réceptionniste ” de l’histoire des idées : l’exemple de l’assimilation de l’œuvre de Charles Fourier (1776-1837) à la tradition utopique », Congrès de la Société française d’histoire des sciences et des techniques, Poitiers, 21 mai 2004.

« La “science sociale”, une science expérimentale ? Le Phalanstère comme laboratoire », Colloque « Fourier : action sociale, lien social et création d’espace », Université de Franche-Comté, Besançon, 19 mars 2004.

Mémoires universitaires

Le socialisme, l’utopie ou la science ? La « science sociale » de Charles Fourier et les expérimentations sociales de l’Ecole sociétaire au XIXe siècle, Thèse de doctorat de sociologie, Université Lyon-2, sous la direction de M. Yves Grafmeyer, soutenue le 17 décembre 2001.

Disponible en ligne :
http://theses.univ-lyon2.fr/documents/lyon2/2001/merckle_p

Résumé :

A l’instar de la « physiologie sociale » de Saint-Simon ou de la « sociologie » plus tardive d’Auguste Comte, la « science sociale » de Charles Fourier (1772-1837) ambitionnait d’introduire dans les études sociales la rigueur méthodologique des sciences dites « exactes ». Or, c’est cette ambition que les « réceptions » du fouriérisme, en particulier à partir de la distinction établie par Marx et Engels entre « socialisme utopique » et « socialisme scientifique », ont servi à occulter : cette « tradition utopique » à laquelle Fourier fut finalement assimilé s’est construite en réalité par la stratification de processus successifs d’excommunication par lesquels les penseurs sociaux du XIXe siècle s’efforçaient d’exclure leurs concurrents hors du domaine de la science.

Pourtant, « l’intention » scientifique est explicite chez Fourier, et s’appuie sur l’emprunt aux mathématiques et aux sciences de la nature de leurs éléments constitutifs principaux, soit formels (idéologie de la découverte, mathématisation des énoncés, volonté systématique de classification des phénomènes sociaux…), soit plus « substantiels » : il y a dans les écrits de Fourier un véritable foisonnement analogique, puisqu’à l’emprunt connu de la notion d’attraction à Newton, se superposent d’autres métaphores, puisées dans la botanique, la musicologie ou la physiologie.

Mais essentiellement, cette « intention » scientifique s’appuie sur une « exigence expérimentale » : Fourier et ses disciples se sont d’abord efforcés d’infléchir la doctrine originelle de telle façon que ses énoncés puissent être soumis à l’expérience. Ensuite, ils tentèrent des « expérimentations sociales », organisées soit par l’Ecole sociétaire, soit par des groupes fouriéristes dissidents : les « phalanstères » fouriéristes apparaissent alors comme autant de « laboratoires » privilégiés pour l’observation des ambitions d’une doctrine qui prétendait y articuler « science sociale » et volonté de transformation sociale.

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