header_006.jpg

Traduire Barnes ensemble, J-4 : informations pratiques

par Pierre Mercklé le 5 mars 2012 · 3 commentaires

dans Réseaux

A quatre jours de notre grand rendez-vous pour « traduire Barnes ensemble », je vais essayer dans ce billet de rassembler toutes les informations pratiques qui pourront être utiles à toutes celles et tous ceux qui veulent participer à l’opération. Et elles seront précieuses également pour toutes celles et tous ceux d’entre vous qui n’ont pas suivi l’aventure depuis le début, mais veulent nous rejoindre maintenant…

L’objectif

Notre objectif est d’organiser une expérience de traduction collaborative en ligne d’un article de l’anthropologue britannique John A. Barnes (1918-2010), paru dans la revue Human Relations en 1954, et intitulé « Class and Committees in a Norwegian Island Parish »[1]. Comme je le faisais remarquer au détour d’un billet publié ici en novembre dernier, cet article est considéré par beaucoup comme l’acte fondateur de l’analyse des réseaux sociaux, mais il n’est toujours pas disponible en français.

L’article à traduire

Il y a quelques jours, après avoir acquis les droits de l’article grâce à la cagnotte collective réunie en seulement quelques heures, j’ai mis l’article original en anglais en ligne, dans deux format :

Un format PDF Image+Texte (avec quelques erreurs de numérisation qui subsistent dans le texte) :

Barnes.pdf

Un format Word dans lequel les erreurs de numérisation sont corrigées (toutes celles que j’ai trouvées, en tout cas) :

Barnes.doc

Ces versions électroniques restent sous licence de l’éditeur, Sage, et vous ne pouvez donc pas les diffuser librement. Au terme de la licence, je devrai les retirer de cette page dans 60 jours. Mais en attendant, vous pouvez vous en servir pour participer au « traducthon »…

La date et les lieux du « traducthon »

La traduction collaborative en ligne de l’article de Barnes aura lieu le vendredi 9 mars prochain, à partir de 10h. Pour nous rejoindre, il vous suffit, fondamentalement, d’un ordinateur et d’une connexion à internet. Mais pour celles et ceux qui le souhaitent, il est possible aussi de se retrouver « in real life », en vrai, à plusieurs endroits :

-          A Lyon, vous pouvez nous rejoindre à l’ENS de Lyon, sur le site Descartes (15 parvis Descartes dans le 7ème arrondissement, métro Debourg), en salle R143, à partir de 9h30. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse suivante : pierre.merckle[arobase]ens-lyon.fr. ;

-          A Toulouse, vous pouvez nous rejoindre à l’Université de Toulouse Le Mirail, Maison de la recherche, en salle B323A, là encore à partir de 9h30. N’hésitez pas à contacter Johann Chaulet à l’adresse suivante : johann.chaulet[arobase]univ-tlse2.fr ;

-          A Paris, il n’y a pas de lieu de rendez-vous fixé pour l’instant, mais les personnes intéressées peuvent contacter Samuel Coavoux à l’adresse suivante, et organiser ensemble un rassemblement : samuel.coavoux[arobase]ens-lyon.fr ;

Si vous participez à l’expérience en nous rejoignant dans une de ces trois villes, alors n’oubliez de vous munir, autant que possible, des fournitures suivantes : un ordinateur portable, une prise multiple, et vos dictionnaires préférés !

Quels outils pour traduire ensemble ?

Que vous soyez avec nous dans un des rassemblement ou bien chez vous ou à votre bureau, concrètement, la façon de participer à cette traduction collaborative est exactement la même pour tous. Nous allons tous ensemble utiliser un outil d’écriture collaborative en ligne, qui dans l’idéal devrait posséder les caractéristiques suivantes :

-          Permettre à un nombre potentiellement important (au moins une vingtaine) de personnes d’écrire simultanément dans le même document ;

-          Permettre d’afficher sur le même écran, de la façon la plus ergonomique possible, à la fois le texte à traduire, et sa traduction en cours de réalisation. L’idéal est de pouvoir présenter le document sous la forme d’un tableau à trois grandes colonnes, contenant autant de lignes que de phrases ou de paragraphes dans le texte à traduire : à chaque ligne, la colonne de gauche accueille le texte original, la colonne du milieu est destinée à la traduction, et la colonne de droite aux remarques éventuelles ;

-          Permettre d’identifier les auteurs des différentes contributions à l’écriture du texte ;

-          Conserver de façon aussi détaillée que possible l’historique des contributions à l’écriture du texte ;

-          Offrir un outil de communication entre les contributeurs qui soit intégré à son espace de travail de façon aussi ergonomique que possible.

A ce stade, j’ai identifié quatre types de plateforme possibles :

-          Un outil de type « Etherpad », comme par exemple ceux proposés par Framapad, PiratePad ou TypeWitheMe. Ces outils remplissent parfaitement presque tous les critères, sauf un, crucial pour nous : il ne permet de disposer le document en plusieurs colonnes, ce qui peut être rédhibitoire. Cela oblige en effet, soit à intercaler la traduction en français après chaque phrase à l’intérieur du texte original, soit à effacer le texte original en le remplaçant au fur et à mesure par sa traduction.

-          Un outil de type « Google Document », paramétré pour être librement modifiable. Cet outil remplit bien plusieurs des conditions mentionnés plus haut, y compris la possibilité de structurer le document sous la forme d’un tableau à plusieurs colonnes. Mais il est moins performant qu’un « pad » pour conserver l’historique des contributions et pour permettre d’identifier facilement les auteurs des contributions.

-          Un outil dédié à la traduction collaborative en ligne, comme il commence à en apparaître quelques uns. J’ai pris contact en particulier avec les initiateurs de TLhub et de Traduxio, qui sont enthousiastes à l’idée de mettre à leurs plateformes respectives à notre disposition. Mais je n’ai pas encore pu les tester. Je vais essayer de le faire dans les prochains jours, sinon dans la perspective de notre première expérience de vendredi, du moins dans celle de son éventuelle réédition, si elle est couronnée de succès.

En supplément de cette plateforme, nous aurons certainement l’usage d’une façon de communiquer rapidement entre nous, peut-être au-delà de celle proposée dans la plateforme retenue. A cet effet, je vous propose de privilégier Twitter et le hashtag #barnestogether. Mais cela peut être utile aussi de se parler parfois de vive voix, et on peut se retrouver également sur Skype, par exemple. J’y serai joignable toute la journée, cherchez pierre.merckle…

Que faut-il faire d’ici vendredi ?

Le choix de la plateforme n’est pas totalement arrêté. Je vous propose, à toutes et à tous, de mettre votre grain de sel dans cette discussion, à partir de vos propres expériences et de vos usages éventuels… Mon cœur penche plutôt pour l’instant pour un Google Document, mais je suis prêt entendre vos arguments !

En attendant, vous pouvez faire d’une pierre deux coups, et tester ce dernier outil tout en commençant à faire des propositions pour la traduction des mots et des expressions qui reviennent le plus souvent dans le texte de Barnes et/ou, qui peuvent soulever quelques problèmes de traduction. Ces mots et expressions avaient été listés dans le billet précédent, et je mets cette liste à votre disposition dans le Google Document suivant, en libre accès :

https://docs.google.com/document/d/11f0Ux4XDtbBZF8gyhFzGo2mDxIWjWxkc9RyJsnyIF6g/edit

Dès maintenant, n’hésitez pas à écrire dedans, en trouvant un moyen de vous y identifier si vous le souhaitez (par des initiales ou un prénom entre crochets, ou en vous choisissant une couleur de fond pour le texte que vous ajoutez) ! J’y attends vos contributions de pied ferme !


[1] BARNES John A. (1954) « Class and Committees in a norwegian Island Parish », Human Relations, 7, pp. 39-58.

  • email
  • Print
  • Add to favorites
  • RSS
  • Wikio FR
  • del.icio.us
  • Digg
  • Diigo
  • Google Bookmarks
  • Google Buzz

Ajouter un commentaire

{ 3 commentaires… lisez-les ci-dessous ou ajoutez un commentaire }

AACasilli mars 5, 2012 à 23h10

Google Docs a l’avantage d’avoir déjà une grande quantité de personnes inscrites. Mais quid de Pbworks ou bien Wikispaces ?

Répondre

Pierre Mercklé mars 6, 2012 à 11h51

Je regarde, mais l’avantage de Google Docs dans ce cas précis, où le document est public, c’est de ne même pas nécessiter d’avoir un compte Google pour pouvoir l’éditer… Laurence C. suggère aussi WordFast, je regarde aussi !

Répondre

Sylvain Firer mars 6, 2012 à 14h17

Ce sera Google Docs ou un programme de traduction pro… Espérons que ces programmes marchent bien!

Répondre

Billet précédént :

Billet suivant :